Remarque préliminaire : si vous souhaitez en savoir plus sur ce qui différencie Linux de Windows®, vous pouvez consulter le billet À la découverte de Linux : Linux n'est pas Windows® ! sur ce blog, il vous fera faire le tour des principales caractéristiques de Linux.

Comment choisir ?

Il y a quelques années il était très difficile voire impossible de trouver des informations permettant de comparer les distributions Linux. En fait s'il y a autant de distributions c'est d'une part parce que chacune a quelques caractéristiques différentes des autres, et d'autre part parce qu'aucune n'est suffisamment meilleure que les autres non plus ! Or nous n'avons pas tous les mêmes goûts ni les mêmes contraintes… Pour aider à sélectionner celles qui vous conviendraient, on peut extraire les caractéristiques notables suivantes à passer à la loupe :

  • la diversité du matériel supporté
  • la diversité du catalogue des logiciels[1]
  • la facilité d'installation
  • la qualité des traductions[2]
  • le niveau de sécurité du système par défaut
  • les outils graphiques d'administration
  • la possibilité de support technique payant
  • la durée de maintenance de chaque version[3]
  • le coût quand il y en a un, éventuellement récurrent

Vous noterez qu'il n'a pas été mentionné la facilité d'utilisation : Linux, une fois configuré comme il faut, c'est facile à utiliser ! Le problème principal, de nos jours, c'est le support du matériel, notamment les ordinateurs portables, les imprimantes et le wifi.

Quoi qu'il en soit une personne qui ne connaît pas grand chose en informatique n'a a priori pas intérêt à choisir la même distribution que celui qui cherche à optimiser son système. C'est sur cette idée que se base le Linux Distribution Chooser, un sélecteur de distribution Linux en ligne. Après vous avoir posé quelques questions pour évaluer vos compétences informatiques et savoir ce que vous voulez faire de votre machine, il vous proposera une sélection de distributions à essayer. Il est aussi intéressant de consulter la page Les dix distributions en vue sur distrowatch.com.

Bien évidemment, en cas de souci à l'installation ou pour la configuration, plus la distribution que vous essayez est bien diffusée, et plus vous aurez de chances de trouver de l'aide ou quelqu'un qui a déjà eu le même problème (et si vous avez un ami Linuxien dans les parages, c'est encore mieux !). Aussi, l'article 2007 Desktop Linux Survey results revealed nous indique que les 5 distributions majeures seraient :

  1. Ubuntu
  2. SuSE
  3. Debian (et dérivés autres que Ubuntu)
  4. Fedora / RedHat
  5. Gentoo

Le sondage 2007 de la Linux Foundation nous rapporte lui l'ordre suivant : Ubuntu, Debian, Fedora/RedHat, Mandriva, Suse. Pour la suite nous proposons une rapide comparaison personnelle des principales distributions. Cependant nous remplacerons Gentoo, qui est plutôt destiné à des utilisateurs avertis[4], par Mandriva qui est bien plus accessible. Vous noterez bien que les versions testées ne sont pas forcément les plus récentes puisqu'elles datent toutes de l'année 2007. Sachez aussi que des tests de distributions paraissent régulièrement, par exemple sur frlinux.net.

Appréciation personnelle des distributions majeures

Les distributions, testées dans des machines virtuelles VirtualPC, sont par ordre alphabétique : Debian Etch, Fedora 8, Mandriva Spring 2007, OpenSuse 10.3 et Ubuntu Gutsy 7.10. Veuillez cependant noter que logiciel libre avance vite, très vite, donc ce qui est vrai à un moment peut être totalement faux quelques mois plus tard.

NB: PCLinuxOS a aussi été testée mais n'a pas convaincu par l'absence de traduction française !

Installation de Linux

Ubuntu surpasse tout le monde ! C'est celle qui pose le moins de questions à l'installation et dont le niveau technique des questions est le plus accessible. Paraît-il qu'on peut même l'installer depuis Windows®. On retrouve ensuite plutôt Fedora, Mandriva, Debian et Suse dans un mouchoir de poche. Debian, bien que proposant par défaut une interface utilisateur plus spartiate pour l'installation, ne requiert pas un niveau de compétences supérieur aux autres.

Gestion des logiciels

Du point de vue performances et fonctionnalités, il n'y a aucun doute : le logiciel synaptic de Debian, qu'on retrouve dans Ubuntu, est grand vainqueur. A contrario Suse prend la dernière place sans aucun doute non plus avec un gestionnaire très peu pratique. Du point de vue accessibilité pour les novices, Ubuntu est le mieux placé en proposant un outil supplémentaire pour installer facilement les principales applications, bien qu'il soit largement perfectible - et visiblement pas si facile à trouver que cela pour certains. Enfin pour sélectionner les dépôts de logiciels qui conditionnent l'étendue du panel auquel on peut prétendre, c'est encore Ubuntu qui est en tête avec une interface simple comportant peu de jargon hermétique. A contrario Debian laisse l'utilisateur se renseigner puis configurer le système par lui-même sur ce point.

D'une manière globale, on peut dire qu'il manque encore un outil destiné au novice, qui consisterait à pousser plus loin l'initiative d'Ubuntu en la combinant avec l'effort de Mandriva pour classer les logiciels en catégories. La difficulté classique à résoudre est qu'un logiciel peut souvent appartenir à plusieurs catégories : ce n'est pas résolu ! Enfin il faudrait mettre ce gestionnaire simplifié des logiciels plus en avant (sur le bureau ?) afin d'éviter le mauvais réflexe windozien de télécharger manuellement les logiciels sur des sites web.

Catalogue de logiciels supportés

C'est Debian qui est incontestablement devant, suivi par Ubuntu, puis Mandriva qui devance d'une tête Suse et enfin Fedora, qui reste un peu trop fidèle à l'héritage RedHat. Évidemment si c'est seulement Internet et la bureautique qui vous intéressent, cette question est sans objet. Par contre si vous faites des montages vidéo, des jeux éducatifs pour enfants, de la création musicale, des panoramas de photos ou des calculs scientifiques, considérez bien toutes les options avant de vous lancer dans une voie qui pourrait se révéler au final difficile : il vaut mieux que votre Linux gère tout pour vous plutôt que d'effectuer de nombreuses opérations manuelles par la suite !

Interface utilisateur

La seule qui est réellement différente des autres est celle de Suse. Ils ont fait le choix de supprimer les sous-menus des applications dans le menu principal de la barre en bas du bureau, certainement façon Windows® Vista. C'est un choix discutable vu qu'il y a un outil très performant dans le bureau Gnome pour chercher les applications (la deskbar) et que les menus sont organisés en catégories de logiciels contrairement à Windows®. D'ailleurs les autres Linux se reposent sur cette deskbar et sur les menus standards… Mandriva est d'ailleurs sur ce point celui qui fait le plus d'efforts pour affiner le classement des logiciels dans les menus.

Du coup on a chez Suse un menu principal très dénudé et déroutant au premier abord si on ne vous a pas déjà forcé à utiliser Vista. Suse est aussi le Linux dont le bureau ressemble le plus à celui de Windows®, au risque de masquer les avantages de Linux dans ce registre comme les bureaux virtuels. Bref un choix encore discutable pour un Linuxien et une question de goûts bien sûr !

Qualité graphique de l'interface

Pas de surprises ce sont des distributions supportées de près ou de loin par des sociétés qui sont en tête : Suse, Mandriva, Fedora[5]. Debian affiche encore les informations du système en mode texte pendant le démarrage du système alors qu'Ubuntu a opté pour un thème marron qui ne fait pas forcément l'unanimité.

Traduction

Évidemment pour la langue française on ne sera pas surpris de voir Mandriva, la distribution d'origine française, être en tête ! Mais c'est aussi vrai pour les autres langues. Suivent ensuite Debian et Ubuntu, Suse donnant l'impression d'être la moins bien traduite.

Stabilité

L'expérience pour le moment est que Debian est le système le plus stable à sa sortie. Ubuntu a traditionnellement une période un peu mouvementée pendant un à deux mois après la sortie d'une nouvelle version. Il ne faut pas croire par ailleurs que distribution commerciale rime avec exempt de bogues. Cela dit toutes les distributions testées fonctionnent bien d'emblée sans faire les mises à jour, au moins dans les conditions du test (machines virtuelles sans Windows® pré-installé évidemment !), ce qui n'était pas toujours le cas il y a quelques années.

Sécurité

Après l'installation, en supposant que l'utilisateur n'ait pas diminué le niveau de sécurité proposé par défaut lorsqu'il le peut, on peut s'intéresser :

  • aux mises à jour automatiques
  • aux services ouverts vers l'extérieur
  • à la mise en place automatique d'un pare-feu
  • à la possibilité d'ouvrir une session graphique d'administrateur root, ce qui n'est évidemment pas une bonne idée[6]
  • aux droits de l'utilisateur créé à l'installation (sauf root évidemment)

Le bilan est, disons-le tout de suite, mitigé. Ce serait un système dont le nom commence par W, il y aurait déjà 50 articles pour en parler dans la presse spécialisée ! Cela dit comme les Linux ont été installés dans des machines virtuelles avec une adresse réseau privée, ils ont peut-être repéré à l'installation qu'ils n'étaient pas directement connectés à Internet, mais ce n'est qu'une supposition qui reste peu vraisemblable… On note que :

  • tous activent un outil de mise à jour automatique du système
  • SELinux est installé dans Fedora, AppArmor dans Ubuntu et Suse, ces outils gèrent les droits d'accès des applications et des utilisateurs d'une manière très poussée
  • Fedora et Suse installent un serveur SSH[7] auquel root peut se connecter, ce qui peut être une énorme faille pour ceux qui utilisent des mots de passe triviaux (admin par exemple), il faut donc supprimer le paquet SSH correspondant
  • Debian et Ubuntu n'installent pas de pare-feu par défaut, mais Ubuntu n'expose aucun service vers l'extérieur alors que Debian expose les ports rpcbind et auth[8], installez donc firestarter
  • le port ipp (partage d'imprimante) est actif sur Fedora et Mandriva[9]
  • le port rpcbind est actif sur Debian et Suse
  • l'administrateur peut ouvrir une session graphique sous Fedora, Mandriva et Suse, avec un message d'alerte sur Fedora et Suse, un fond d'écran rouge sur Mandriva
  • l'utilisateur créé à l'installation par Ubuntu a des droits d'administration via la commande sudo, ce qui est pratique mais peut être une faille s'il choisit un mot de passe trivial[10]

Certains pourraient penser qu'il s'agit de pinaillage, hé bien non ! Je me souviens avoir installé il y a quelques temps une Ubuntu qui avait ouvert un serveur SSH en plus du client SSH dont j'avais besoin. Je l'ai désactivé quelques heures après, quand je m'en suis rendu compte. Le lendemain, dans les mails que le système m'envoie quotidiennement, j'ai retrouvé la trace de tentatives de connexion root à mon serveur SSH, avec des mots de passe triviaux…

Administration du système

Ceux qui aiment les belles interfaces seront comblés par Mandriva ou Suse. L'outil de Suse est toutefois aussi celui qui est le plus lourd (de loin), il faut donc être patient lors de son utilisation. Les autres distributions se reposent essentiellement sur les outils des bureaux graphiques Gnome ou KDE qui sont relativement bien fournis et surtout légers et rapides. Fedora complète ces outils standards notamment pour le pare-feu et pour SELinux dont l'administration peut s'avérer vite complexe.

Support et maintenance

Uniquement sur Internet pour Debian, Fedora et vraisemblablement Ubuntu pour les particuliers. Sur Internet mais aussi chez l'éditeur pour Mandriva et Suse (mais vraisemblablement pas OpenSuse). Si vous craignez de tomber sur un os, préférez une distribution commerciale, sinon faites confiance à la communauté des utilisateurs ou à vos amis Linuxiens !

Côté mises à jour, les distributions Fedora ne sont maintenues que pendant une période réduite de 1 an. Il faut donc changer régulièrement de version. C'est pareil pour Ubuntu sauf pour la version LTS (« long term support », support long terme évidemment !) qui est supportée 3 ans pour la version bureau, 5 ans pour les serveurs. OpenSuse semble être supportée pendant 18 mois. Enfin Debian est supportée un an après la sortie de la version suivante. Malheureusement on ne sait jamais trop dans combien de temps sort la prochaine version mais Debian semble s'être calée sur un rythme de une version tous les 18 mois (Lenny devrait sortir vers septembre 2008).

Remarque : de plus en plus les Linux permettent de passer à la nouvelle version sans ré-installer le système, via le processus classique de mise à jour, la durée de maintenance devient ainsi moins critique.

Mon bilan personnel

Ubuntu

Actuellement certainement le meilleur choix pour les débutants Linux car c'est celle qui pose le moins de questions à l'installation et dont le niveau technique des questions est le plus accessible. Son look n'est pas toujours du meilleur goût pour certains, ce n'est pas la plus simple à configurer et elle a un petit penchant à essayer d'importer des manies de Windows® comme les bulles d'information par exemple.

Gratuite et proposant un très bon choix de logiciels, la communauté des utilisateurs est certainement la plus développée et la plus active. C'est aussi la plus répandue dans le grand public, le support du matériel étant très bon. On regrette cependant que la stabilité ne soit pas toujours plus aboutie.

Debian

C'est une distribution très stable, très sécurisée, certainement celle qui est la plus stable au moment de sa publication, et celle dont le panel de logiciels supportés est le plus étendu. C'est certainement aussi la plus versatile et c'est celle qui installe le moins de fonctionnalités au cas où. Le slogan de Debian en dit long : un système universel ! Le revers de la médaille est que c'est celle qui nécessite le plus de connaître Linux pour l'administration.

Passer à Debian est donc une bonne expérience une fois qu'on s'est fait la main avec Ubuntu ;-) qui puise sa source dans Debian, c'est un bon moyen d'apprendre les ficelles du système ou simplement pour découvrir tout ce qu'on peut faire avec un ordinateur ! La blague classique consiste à parodier l'explication sur l'origine du mot Ubuntu :

« Ubuntu est un ancien mot africain qui signifie “J'arrive pas à configurer Debian” » ou encore “Je sais configurer Debian mais j'ai autre chose à faire !

Le support du matériel est en retrait par rapport aux autres, on risque donc d'avoir plus de mauvaises surprises qu'avec d'autres distributions sur du matériel très récent ou des ordinateurs portables. Pour l'aide sur Internet, comme elle est à la source de Ubuntu, ce qui marche pour l'une marche en général pour l'autre, on trouve donc beaucoup d'informations.

Mandriva

Cette distribution commence à avoir des atouts non négligeables : un aspect soigné, un bon choix de logiciels, un support du matériel annoncé dans le haut de la fourchette, un excellent niveau de traduction, une interface d'administration très riche et un très bon niveau de sécurisation par défaut. Ajoutons la possibilité d'acheter du support pour ceux qui ont peur d'avoir des problèmes insolubles et la version sur clef USB qui démarre une Mandriva sans installation. Bref un bon challenger à considérer si vous ne cherchez pas forcément une distribution communautaire ou un panel de logiciels le plus large possible.

Fedora

Fedora peine à se défaire de son héritage RedHat que l'on retrouve dans le panel de logiciels supportés, le choix de SELinux ou encore dans son gestionnaire de logiciels par défaut. Cependant c'est une des distributions les plus soignées, qui reste assez facile à installer et fournissant de bonnes interfaces d'administration, tout en conservant un esprit Linux authentique. Il semble aussi que la gestion des contenus multimédia se soit nettement améliorée ces derniers temps, ce qui était un des principaux problèmes de cette distribution. Bref c'est aussi un bon challenger à considérer si vous n'avez pas besoin d'un grand panel de logiciels.

Suse

À part le graphisme très réussi, cette distribution ne semble pas avoir d'avantage décisif sur les autres de ce billet sauf peut-être s'il s'agit de fournir un Linux à une personne hermétique à l'informatique. Dans ce cas son menu épuré pourra paraître moins complexe et son bureau à la Windows® plus familier. En outre l'accord Suse - Microsoft n'incite pas à supporter cette distribution (Linux étant l'ennemi public n°1 de Microsoft, ex-æquo avec Google), sauf si vous craignez des représailles juridiques de la part du géant de l'informatique ou si, au contraire, vous regrettez de ne plus pouvoir participer à ses bénéfices financiers colossaux !

Et toi comment t'as fait ?

Et bien pour ceux que cela intéresserait de savoir comment j'ai fini par poser mes valises chez Debian, il faut savoir que j'ai commencé par tester Mandrake, RedHat, Fedora, SuSE et Ubuntu avant d'arriver, enfin, à installer la précédente version de Debian (Sarge). Après une période de flottement entre Debian, Fedora, Ubuntu, quelques essais avec DeMuDi, Gentoo ou encore Xandros, c'est Debian que j'utilise exclusivement depuis début 2006 en version stable (donc Sarge puis la dernière version Etch sortie en avril 2007). Les raisons principales sont :

  • un choix de logiciels inégalé qui me permet de faire tout ce que j'ai besoin de faire sans entorse au système
  • une excellente stabilité
  • un système léger où on n'installe que ce dont on a besoin
  • un système versatile, pour les petits et pour les grands (voir le billet Les enfants aiment Linux (aussi))

Je précise pour ceux qui connaissent le fonctionnement de Debian que j'ai aussi utilisé quelques mois la version testing après la publication de Sarge, ce qui s'est soldé par un système inutilisable lorsqu'ils ont changé le serveur X ! À l'époque, je ne savais pas le configurer en ligne de commande… Méfiant mais pas dégouté quand même, j'y suis revenu quelques mois avant la publication de Etch en discutant avec un ami du net (Err404). Comme c'était juste avant le gel de la distribution, je n'ai pas eu de déconvenue cette fois-ci. Cependant il arrive parfois qu'une fonctionnalité ne marche pas correctement simplement parce qu'un paquet n'est pas installé : l'administrateur Debian est sensé connaître les subtilités du système…

Notes

[1] contrairement à d'autres systèmes, les logiciels intégrés à une distribution Linux sont intégralement gérés par le système pour les mises à jour, il vaut donc mieux s'arranger pour être dans ce cas

[2] les logiciels étant quasiment tous par défaut en anglais

[3] lorsque le support s'arrête, il vous faut installer la nouvelle version pour avoir à nouveau des mises à jour, autant ne pas faire cela trop souvent

[4] le système recompile les logiciels à chaque mise à jour, ce qui n'est pas très habituel !

[5] on me souffle que Fedora n'est plus télécommandé supporté par RedHat, mais ça laisse des traces

[6] ceci est un des plus gros problèmes des Windows® familiaux : l'utilisateur est aussi administrateur, donc les logiciels malveillants récupérés aussi… Il ne faut jamais travailler dans une session graphique d'administration !!!

[7] SSH permet d'ouvrir des sessions distantes à travers le réseau

[8] il faut supprimer les paquets nfs-common, portmap et pidentd pour éliminer ces services

[9] laisser des ports ouverts inutilement peut être la cause d'intrusions exploitant des failles des services exposés

[10] à moins de configurer sudo pour qu'il demande le mot de passe de l'administrateur et non de l'utilisateur, mais l'astuce dans Ubuntu est justement que personne ne connaît le mot de passe de l'administrateur après l'installation